vendredi 10 juillet 2015

Migration de mes textes sur Wattpad

Bonjour,

J'ai décidé, il y a peu, de transférer les textes présents dans la section "scribouillages" sur mon compte wattpad. De fait, cette section va disparaître du blog.

Pourquoi?

La raison est simple, publier des textes sur ce blog n'a rien apporté. Ils ont reçu peu de visites et aucun commentaire.
Je préfère donc aller sur une plateforme où les gens sont là pour lire des textes. Et qui sait, peut-être aurais-je des retours (positifs ou négatifs, peu m'importe tant qu'ils m'apportent quelque chose pour mieux travailler mes textes).

Si vous passez par là et que vous souhaitez lire mes textes, rendez-vous ici:

dimanche 4 janvier 2015

2015: nouvelle année et nouveaux objectifs.

Après un an et demi à délaisser mon blog pour diverses raisons, j'ai décidé de m'égarer à nouveau par ici.
Initialement, j'avais créé ce blog parce que je participais à des défis de lectures et il me fallait un endroit où poster les critiques des romans lus.
A force, je crois que j'ai fini par saturer de ces défis et il m'a fallu prendre du recul, lire à mon rythme et sans objectif précis.
2014 est une année où je n'ai pas lu grand chose de passionnant. J'ai levé le pied pour me concentrer sur l'écriture et mes activités manuelles.

Pourquoi je reviens par ici?
1. Je veux partager à nouveau mon avis sur mes lectures
2. J'ai bien envie de vous embêter avec mes projets d'écriture
3. Il y aura d'autres choses, mais ce sera en fonction de mon inspiration.

Cette année, je ne participe à aucun défi organisé sur la toile. Pourtant, je vais me faire mon propre défi, basé sur la liste des 100 livres à lire avant de mourir, établi par la BBC. J'en ai déjà lu quelques-uns qui sont en gras et barrés. D'ailleurs, ça m'en fait beaucoup et je veux en lire le plus possible cette année, car parmi eux se trouvent de grands classiques (et j'ai un peu honte de ne pas les avoir encore bouquinés).



lundi 13 mai 2013

"Persuasion" de Jane Austen



Descriptif (source: Gallica)

Anne est la seconde fille de l'honorable Sir Elliot de Kellynch. Persuadée par son amie Lady Russel, elle a dû rompre ses fiançailles avec le jeune Frederick Wentworth, un officier de marine pauvre, car il ne présentait pas les assurances d'un bon parti. Huit ans plus tard, sa famille connaît des revers de fortune. Son père décide alors de louer le château familial à l'amiral Croft, qui se trouve être le beau-frère de Frederick. Anne appréhende de revoir celui qui est resté son grand amour. Alors que s'achève la guerre avec la France, le capitaine Wentworth, fortune faite, revient avec le désir de se marier pour fonder un foyer. Il a conservé du refus d'Anne la conviction que la jeune fille manquait de caractère et se laissait trop aisément persuader...
Dernier roman complet de Jane Austen, achevé en août 1816, un an avant sa mort, Persuasion offre la satire d'une société engoncée dans ses principes, ainsi qu'une galerie de personnages croqués sans aménité : un père futile qui ne pense qu'à son apparence, un soeur cadette égoïste et hypocondriaque, un cousin arriviste, une veuve manipulatrice... Comme dans Northanger Abbey, la vie mondaine et superficielle de Bath sert d'arrière-plan.
Publié à titre posthume en 1818, Persuasion est aussi le seul roman de Jane Austen écrit pendant la période où l'action se situe : il est entrepris le 8 août 1815, le jour même où la population britannique apprend l'exil de Napoléon à l'île d'Elbe. En toile de fond, on trouve donc la défaite, l'abdication et l'exil de l'Empereur.

Pourquoi je vous en parle ?

J’ai découvert ce roman de Jane Austen grâce à l’adaptation tv de la BBC. Cette histoire et surtout son héroïne m’ont vraiment touchée. Du coup, j’ai ressenti le besoin de me plonger dans le roman. Si vous avez parcouru mon blog, vous savez que je n’ai pas eu un coup de cœur en lisant « Raison et sentiments », qui même en film ou série ne m’emballe pas plus. J’ai donc commencé « Persuasion » avec une légère appréhension, même si je savais déjà que j’aimais l’aventure amoureuse d’Anne Elliot.

De l’histoire et des personnages…

Dans ce dernier roman, Jane Austen nous offre une magnifique histoire d’amour. Anne Elliot est loin de ressembler aux autres héroïnes de Jane Austen, peut-être parce qu’elle est bien plus âgée, qu’elle a déjà connu les premiers émois de l’amour et qu’elle paraît bien plus posée. Après huit longues années, elle recroise l’homme qu’elle avait dû rejeter sous la pression de sa famille. Commence pour la jeune femme une poignante période où ses sentiments se ravivent. Wentworth est quant à lui un vrai gentleman, prévenant, réservé et touchant. Blessé par la jeune femme, il ne s’est jamais véritablement remis de cette rupture et a gardé une image péjorative d’Anne la voyant comme quelqu’un au caractère faible. Il lui en veut, mais la revoir va lui permettre de réaliser qu’il s’est mépris sur son compte. L’ancienne flamme amoureuse se réanime en lui.
Comme à son habitude, Jane Austen nous dresse le tableau de la petite bourgeoisie campagnarde qui n’a que deux préoccupations dans l’existence : marier les jeunes filles à un bon parti et cancaner. Anne Elliot est prise au piège d’une famille où les apparences tiennent une place primordiale. Son père et sa sœur aînée sont deux êtres bouffis de vanités à tel point qu’ils en paraissent méprisables et ridicules. Sa cadette qui est mariée est quant à elle un monstre d’égoïsme qui se place sans cesse en victime. On comprend sans mal qu’Anne ait pu céder à la pression de son entourage.

Du style de l’auteur…
Que dire, c’est du Jane Austen, ce qui sous-entend que c’est admirablement écrit. Elle a un style fluide qui fait qu’on oublie le côté ancien du texte. Elle trouve les mots justes pour décrire les émotions de ses personnages et parvient même à rendre intéressants les personnages secondaires.

Est-ce que je conseille ce livre ? À 100% OUI !!!


jeudi 3 janvier 2013

Les neufs princes d'Ambre, tome 1 de Roger Zelazny



Quatrième de couv':

Ambre est un royaume médiéval ; comme tous les autres il possède une capitale, un palais, une cour, une famille royale et des intrigues. Mais Ambre est aussi bien plus : lieu mythique considéré comme le centre de l'univers. Seul lieu réel, tous les autres n'en sont qu'un reflet, dans l'ombre, comme la Terre. Considérée comme très intéressante par la plupart des princes d'Ambre, elle leur sert de résidence secondaire, voire de cachette. Car la vie d'un prince ou d'une princesse n'est pas de tout repos. Seuls dépositaires du pouvoir quasi divin de se déplacer entre les mondes, ils n'en restent pas moins humains : au mieux rivaux, ils sont le plus souvent ennemis jurés. En effet, depuis la disparition mystérieuse d'Obéron, le père de cette grande famille, le trône est vacant et la succession des plus agitée.


Pourquoi je vous en parle ?

Zelazny est le premier auteur de fantasy que j’ai lu, il y a de cela vingt ans (ça ne me rajeunit pas du tout). À l’époque, j’avais lu « Apportez-moi la tête du prince charmant », qui m’avait plutôt diverti (enfin, c’est la sensation que j’en garde). À force d’entendre parler des « 9 princes d’Ambre », je me suis finalement décidée à entamer cette série. Fondant de grands espoirs (un peu trop d’ailleurs), la lecture du premier tome me laisse une impression quelque peu mitigée.

De l’histoire…
Ce premier tome débute lorsqu’un homme se réveille dans une chambre d’hôpital et réalise qu’il est amnésique. Au fil des pages, nous le voyons redécouvrir qui il est, qui sont ses proches et quelle est sa véritable vie. Surpris, nous le sommes tout autant que lui. Nous voilà plongés dans une aventure qui file à cent à l’heure et où l’action est omniprésente. Corwin, l’amnésique, se révèle être un des neuf princes d’Ambre. En revenant à Ambre, il défit son frère Éric qui a accaparé le trône. Les complots de famille et les alliances entre frères et sœurs sont donc au rendez-vous.
Dans l’ensemble, l’histoire est assez sympathique, possède une certaine dose de mystère (surtout au début) pour donner envie d’aller jusqu’au bout de ce premier tome. Mais l’abus d’action m’a parfois assommée, car on ne souffle jamais.
Des personnages…
En toute franchise, je n’ai aucune affection pour eux. Corwin, le héros, m’a laissée perplexe. Par moments, j’avais envie de le plaindre et d’autres fois non. Ses frères et sœurs ne sont guère sympathiques et sont des individus en qui l'on ne peut avoir confiance.

Du style de l’auteur…
Globalement, c’est ce qui m’a le plus déçu. L’écriture est très accessible, avec parfois quelques lourdeurs dues à des répétitions agaçantes. Comme mon édition est ancienne, je pense que cela peut venir de l’édition. Zelazny semble avoir écrit ce tome à la va-vite, illustrant bien l’esprit du roman ; mais j’aurais aimé davantage de descriptions et d’explications, car je reste sur ma faim et ça m’empêche pour le coup de classer ce livre dans la catégorie des coups de cœur.

Est-ce que je lirai la suite ? J’essaierai le tome 2 pour voir comment ça évolue et voir si j’arrive à être pleinement convaincue.

Est-ce que je le conseillerai à un ami ? Oui, si l'on aime les livres qui se lisent vite et qui privilégient l’action.

mercredi 2 janvier 2013

Bonne année 2013




Pour ce premier post de l’année 2013, je vous présente tous mes vœux de bonheur pour les mois à venir. J’espère que vos espoirs seront comblés, que votre santé sera au beau fixe et que vos amours se porteront bien.

Début d’année rime aussi avec « résolutions ». Comme tout le monde, j’en ai pris quelques-unes, les tiendrai-je? Les mois à venir me le diront.

Celle qui cadre le plus avec l’esprit de blog, concerne le roman que j’ai écrit pour le nanowrimo du mois de novembre 2013. Le premier jet étant terminé, il me reste à terminer de le retravailler.

Passons au bilan 2012. Dans l’ensemble, l’année ne fut pas mauvaise, mais je ne m’étendrai pas sur ma vie privée. Côté lectures, j’ai lu une cinquantaine de livres (romans et mangas compris). Bien sûr, je n’ai pas écrit d’avis pour chacun, parfois par manque de motivation ou de temps. Et cette année, les chroniques se feront probablement moins fréquentes, à cause d’un emploi du temps un peu serré. Mais rassurez-vous, le blog n’est pas près de fermer ses portes.

Sur ce, à très bientôt !!!! 

lundi 17 décembre 2012

[Défi #14] "La conspiration" (t.7 La communauté du sud, de Charlaine Harris



Quatrième de couv':

« Après les dégâts provoqués par l'ouragan Katrina, la Reine des vampires avait tout perdu et était accusée de meurtre ! Et bien sûr, moi seule pouvait la blanchir ! On m'a donc envoyée, moi, Sookie Stackhouse, avec la délégation officielle, au sommet des vampires. J'avoue que je n'étais pas mécontente de quitter Bon Temps pour les bords du lac Michigan. Il allait s'en passer, des choses ! À commencer par des meurtres. Beaucoup de meurtres. »
Trahie par son grand amour aux longues canines, la jeune serveuse télépathe doit non seulement gérer un nouveau prétendant - un tigre-garou ô combien séduisant ! - mais également aider la Reine à recouvrer sa puissance financière et son autorité morale. Sookie devra choisir son camp, au jeu dangereux de la vie et de la mort...

Avis:
Après un break de plus de deux ans, je me replonge enfin dans les aventures de Sookie. Et c’est avec un certain plaisir que j’ai retrouvé la sympathique télépathe de Bon Temps.

Dans ce tome, on sent clairement que Sookie n’est plus tout à fait la fille un peu cruche du premier tome. Sa maturité se fait plus évidente au fil des pages et cela est agréable, car elle devient de plus en plus intéressante à suivre. Elle acquiert progressivement une force de caractère qui donne vraiment envie de lire la suite de la série, pour voir comment elle évoluera. Son regard sur les autres ne manque pas de mordant et m’a bien amusé parfois.

Côté vie amoureuse, Sookie a relégué Bill aux oubliettes. Désormais, elle entretient un début de relation avec Quinn, qui est hyper surbooké. A son sujet, on apprendra un peu plus de choses, concernant surtout sa notoriété chez les vampires et les « cess ». Mais Sookie reste troublée par Éric depuis l’épisode de l’amnésie. Quand on lit ce huitième opus, on se dit que leur relation devrait nous réserver quelques surprises par la suite.
 
Ce tome m’est aussi apparu comme celui des confidences, du moins pour certains personnages. Pam, qui apparaît souvent comme glaciale, se laisse aller à raconter la façon dont elle est devenue une vampire.

Côté intrigue, c’est là que se trouve la faiblesse du livre. Tout y est assez linéaire et manque un peu d’originalité. Heureusement, il y a les scènes d’action, le style de l’auteur  et l’héroïne qui viennent sauver l’ensemble.

La manière dont se termine ce tome donne tout de même envie de s’emparer du suivant. 

Est-ce que je le proposerais à un ami ? Si vous avez aimé les précédents tomes, n’hésitez pas à lire celui-ci.

Note: 3,75/5

 Catégorie auteurs nord-américains vivants.


dimanche 7 octobre 2012

[Défi #13] "Les monades urbaines" de Robert Silverberg



Quatrième de couv':

La planète Terre en l'an 2381 : la population humaine compte désormais plus de 75 milliards d'individus, entassés dans de gigantesques immeubles de plusieurs milliers d'étages. Dans ces monades, véritables villes verticales entièrement autosuffisantes, tout est recyclé, rien ne manque. Seule la nourriture vient de l'extérieur. Ainsi, l'humanité a trouvé le bonheur. Des bas étages surpeuplés et pauvres aux étages supérieurs réservés aux dirigeants, tous ne vivent que dans un but : croître et se multiplier. Plus de tabous, plus de vie privée, plus d'intimité. Chacun appartient à tout le monde. La jalousie et le manque n'existent plus. Contentez-vous d'être heureux. La monade travaille pour vous et maîtrise tout. Quand à ceux qui n'acceptent pas le système, les anomos, ils seront eux aussi recyclés. Pour le bien-être du plus grand nombre...

Avis:


Livre d’anticipation, il met bout à bout plusieurs nouvelles dont l’action se situe au 24e siècle. Notre planète n’est plus celle que l’on connait. Si la Terre est surpeuplée aujourd’hui, elle l’est bien plus dans la vision futuriste de Robert Silverberg. Avec 75 milliards d’êtres humains, l’apparence de notre planète s’est quelque peu transformée. Toutes les villes que nous connaissons ne sont plus. Afin que chacun ait un endroit où vivre, il a fallu concevoir un nouveau mode d’habitation et privilégier la verticalité. Ce sont dans les « monades urbaines » que les êtres humains s’entassent.

Une monade, mais qu'est-ce donc ? C’est une gigantesque tour de 1000 étages et haute d’environ 3000 m. Une monade peut abriter 88000 individus.

À travers les yeux de quelques habitants de la monade 116, nous découvrons un monde cloisonné où chacun pense vivre dans une utopie… enfin, c’est ce qu’on veut nous faire croire dans le premier texte. Peu à peu, la peinture de ce monde idéal se détériore pour révéler les failles. Il est vrai qu’on pourrait être séduit par cette vie en communauté où les portes ne sont jamais closes, où la liberté sexuelle au sein des couples est une obligation, où le chômage n’existe pas, où tout semble propre et aseptisé. Mais finalement cette image très soixante-huitarde va dévoiler une dictature où l’on n’hésite pas à éliminer ou lobotomiser les esprits déviants, c’est-à-dire qui se mettent à analyser cette façon de vivre et à contester le système.

Vu la structure du livre, je ne dirais pas que j’ai été complètement séduite, puisque je préfère lorsqu’il y a une véritable intrigue avec un début et une fin. Ici, nous suivons le quotidien de plusieurs individus qui se connaissent plus ou moins et vont chacun à leur façon se mettre à s’interroger sur leur existence. Même si l’auteur a essayé d’établir des liens entre chaque texte pour créer une unité, ça manque de palpitant. En revanche, c’est un support intéressant pour réfléchir sur le concept d’utopie. Quand on referme ce livre, on se demande s’il existe finalement un monde parfait qui pourrait convenir à tout le monde sans exception. À chacun de trouver sa réponse.

Est-ce que je le conseillerais à un ami ? Oui, ça se lit vite et ça permet de réfléchir. Non, si vous cherchez de l’action et de l’intrigue.

Note: 3,75/5

 Catégorie "Auteurs nord-américains vivants"

jeudi 27 septembre 2012

[Défi #12] "Monster High" de Lisi Harrison



Quatrième de couv':


Des créatures branchées à mort !

Frankie Stein vient tout juste de s'inscrire à Merston High, le lycée de la petite ville de Salem. Elle a hâte de voir ce qui l'y attend : des fêtes incroyables, des virées shopping et des garçons sexy, c'est sûr !

Mais Merston High renferme un secret monstrueux : les rejetons des monstres les plus célèbres de tous les temps y côtoient des ados tout à fait normaux. Même si elle n'est âgée que de quinze jours, Frankie est assez maligne pour se douter que si jamais son secret était découvert, tous ses rêves s'écrouleraient...


Avis:


Monster High, ou le genre de roman qui me donne envie de fuir la littérature jeunesse en prenant mes jambes à mon cou.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé… que dis-je, j’ai détesté ce livre avec ses 300 pages inutiles et inintéressantes. Pourtant, le concept aurait pu aboutir à quelque chose de sympa s’il y avait eu une histoire et surtout une intrigue. J’en ai lu des romans, mais je crois que c’est la première fois dans ma vie de lectrice que cela m’arrive de me retrouver avec un livre dénué d’intrigue. Ce qui caractérise les romans de la littérature de l’imaginaire, c’est justement de proposer des histoires avec du mystère et des rebondissements. Là, rien. Nous assistons à la rentrée scolaire d’une poignée d’ados, et plus particulièrement de Mélodie et Frankie.

La première est une « normie », nom donné au commun des mortels, qui a toujours été le mouton noir de sa famille à cause de son physique. Après quelques savants coups de bistouri donnés par son chirurgien esthétique de père, la voici devenue une bombe anatomique (je reprends l’expression du livre). La seconde héroïne appartient à la communauté des RAD, pour faire simple c’est un monstre. Verte de peau avec des sutures un peu partout… ça vous rappelle quelqu’un ? En effet, Frankie est la descendante du monstre de Frankenstein. Elles ne se connaissent pas et vont pourtant se rapprocher durant cette rentrée un peu tumultueuse. Amour et acceptation de soi sont les moteurs de ce livre qui n’est finalement qu’une banale histoire d’ados sans relief, sans profondeur et surtout bourrée de stéréotypes. Le fantastique prend un sacré coup dans son aile pour laisser place à la superficialité.

Du futile, on en trouve à toutes les pages. Vous jouissez rien qu’à l’évocation d’un nom de marque, ce livre est pour vous. Je connaissais les « hommes-sandwiches », mais pas les « romans-sandwiches »... eh bien, c’est chose faite. Des marques, en-veux-tu-en-voilà, c’est assommant et sans aucun intérêt. On sait d’où viennent les fringues et le maquillage des personnages. Pire, on a même le droit de savoir le nom du designer de tel meuble. Franchement, plutôt que de faire l’apologie des marques, il aurait été plus judicieux de privilégier l’histoire et de créer du suspens. Et quand on veut passer un message sur le problème de l’apparence et du regard des autres, on évite d’idolâtrer la mode et de faire croire que tous les jeunes sont sapés comme des stars. Parce que le message (chargé de bonnes intentions) manque cruellement de crédibilité. Eh oui, les marques génèrent des différences.

Pour moi, ce livre est le reflet plutôt attristant de la jeunesse actuelle. Car si les références à notre actu mode, people et musicale peuvent prêter à sourire, cela cache surtout la superficialité d’une jeunesse contaminée par la société de consommation et les potins mondains.

Je me fais peut-être vieille pour ce genre de lecture… Je n’ai peut-être pas assez intégré cette société fondée sur l’apparence et le bling bling… OUI et OUI, dans les deux cas. Mais je sais aussi qu’à 11 ans, je n’aurais pas aimé ce livre.

Comme dirait Candace (un des personnages du roman) : MONSTER HIGH, TERMINE !!!!!!!! Les deux tomes suivants n’atterriront jamais dans ma PAL.

Est-ce que le conseillerais à un ami ? NON ! 

Note: 0/5 

 Catégorie auteurs Nord Américains vivants

[Défi #11] "La confrérie de l'horloge" d'Arthur Slade



Quatrième de couv':

Ere victorienne, la campagne anglaise : le mystérieux M.Socrate se rend dans une galerie de monstres. C'est ainsi qu'il fait la connaissance de Modo, nouveau-né difforme aux pouvoirs de transformation étonnants. Durant quatorze ans, Modo recevra les étranges enseignements de M Socrate où les cours de géographie et de latin côtoient les leçons d'arts martiaux. Elevé dans un manoir dépourvu de tout miroir à quelques kilomètres de Londres, Modo est brutalement jeté dans les rues de la capitale pour accomplir sa première mission. Aidé de la belle Miss Octavia, il devra mettre tous ses talents à l'oeuvre pour arrêter la terrible machination de la Confrérie de l'horloge.

Avis:


J’ai ouvert ce livre par le plus pur des hasards, puisque je n’en avais jamais entendu parler. Il faut dire que la lecture jeunesse n’est pas mon genre de prédilection. En fait, c’est son titre et ensuite sa quatrième de couv’ qui m’ont donné envie de m’y plonger. Et je ne regrette pas mon élan de curiosité ; car j’ai passé un agréable moment en parcourant les pages de cette aventure écrite par Arthur Slade.

« La confrérie de l’horloge » est le premier tome d’une série intitulée « Les agents de Monsieur Socrate ». J’ignore le nombre de volumes que comptera cette série. Je sais qu’à l’heure actuelle quatre tomes sont parus, dont les trois premiers sont disponibles en français. Comme tout début de série, on fait connaissance avec les personnages principaux et on soulève peu à peu les questions qui obtiendront sûrement leurs réponses dans les tomes suivants.

L’histoire nous plonge dans un Londres victorien sombre et humide pimenté d’une pincée de steampunk, ce qui pourra ravir certains fans du genre. Au menu de cette lecture, nous avons de l’aventure avec une grande dose d’action. Tout est mené tambour battant, et parfois j’ai regretté que l’auteur ne s’attarde pas davantage sur certains détails. Le style est vif, efficace et plutôt simple, ce qui rend cette lecture très accessible.

Modo, le héros de ce roman, sort des sentiers battus. Certes, on a le droit une fois encore au gamin orphelin, mais son atout réside dans son apparence. Exit le héros au physique parfait, Arthur Slade s’inspire de Quasimodo et Elephant Man pour créer le jeune Modo. Derrière une apparence repoussante se cache un garçon attachant qu’on prend plaisir à suivre et dont les états d’âme parlent facilement au lecteur. Les autres personnages du roman auraient peut-être mérité un traitement plus approfondi, car certains possèdent encore des zones d’ombres, qui seront (il faut l'espérer) dévoilées dans les tomes suivants. M. Socrate et Octavia (pour laquelle Modo a le béguin) sont deux individus que j’ai aussi hâte de retrouver dans le deuxième opus.

Vous l’avez compris, je lirai la suite, et pour tout dire le tome 2 est déjà dans ma PAL. J’ai aimé ce côté roman d’aventure et d’espionnage en plein cœur d’une ère victorienne légèrement revisitée.

Est-ce que je conseillerais à un ami ? Bien sûr ! Jeunes et moins jeunes devraient apprécier ce petit roman dans lequel les clins d’œil littéraires de manquent pas. Même s’il y a quelques faiblesses, les personnages, l’aventure et l’intrigue sont suffisamment bien travaillés pour donner envie de poursuivre l’aventure.

Note: 3,75/5

Catégorie auteurs Nord Américains vivants



jeudi 6 septembre 2012

[Défi #10] "Un bébé pour Rosemary" de Ira Levin



Quatrième de couv':


Un cinq pièces au Bradford en plein coeur de New York, quel bonheur pour un jeune couple! Rosemary et Guy n'en reviennent pas. Les jaloux disent que l'immeuble est maudit, marqué par la magie noire, que le sinistre Marcato y habita, que les sueurs Trench y pratiquèrent des sacrifices immondes...
Peu de temps après l'arrivée de Rosemary, une jeune fille se jette par la fenêtre.
Une étrange odeur règne dans les appartements. Quant aux voisins, leurs yeux sont bizarres, leurs prévenances suspectes. Guy lui-même change, et sa jeune femme, poursuivie par des rêves atroces, lutte en vain contre une terreur grandissante.
Que deviendra, dans ces conditions, le bébé de Rosemary...?


Avis:


Pour bon nombre de personnes, le titre « Un bébé pour Rosemary » fait avant tout référence au film de Roman Polanski. Seulement, ce film est l’adaptation du roman d’Ira Levin. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas fan des adaptations de bouquins au ciné. Mais une fois n’est pas coutume, je trouve que Roman Polanski a su retranscrire l’histoire et l’atmosphère avec fidélité.

Ira Levin nous invite dans la vie d’un jeune couple de New-Yorkais qui décide de déménager au Bradford. Réputé pour sa classe et son standing, ce bâtiment est convoité et y obtenir un appartement relève presque du miracle. Pourtant, Rosemary et Guy ont la chance de pouvoir y habiter. Après quelques hésitations, ils s’installent dans leur nouveau logement et font peu à peu connaissance avec le voisinage. Rosemary vit sur un petit nuage, heureuse d’avoir la vie dont elle avait toujours rêvé. Mais dès l’annonce de sa grossesse, son quotidien va prendre une tournure des plus étranges.

Rédigé avec sobriété, le roman se concentre sur l’atmosphère et les émotions de Rosemary. Ira Levin mise sur les angoisses des femmes enceintes et surfe sur les sciences occultes (sujet très tendance dans les années 60-70). Bien sûr, ne vous attendez pas à lire des scènes d’horreur comme on en a dans « l’Exorciste ». Car ici la peur est insidieuse. Elle fait douter, conduisant à la paranoïa la pauvre Rosemary.


Est-ce que je conseillerais ce livre à un ami? Oui. Il ne passionnera peut-être pas les lecteurs d’aujourd’hui habitués à plus d’action et de gore. Il est vrai que je ne lui trouve pas la même puissance que « l’Exorciste », mais c’est un incontournable, qui de surcroît se lit vite. 

Note:4/5

Catégorie "auteurs décédés"

mardi 7 août 2012

"Piste sanglante: tome 2 Vicki Nelson" de Tanya Huff



Quatrième de couv':

Depuis que Vicki connaît Henry, vampire et bâtard royal de son état, son quotidien a changé du tout au tout. Menu du jour : rencontre avec une famille de loups-garous en danger. L'occasion rêvée pour une escapade campagnarde. A tout prendre, elle préférerait rester couchée...

Avis:


Plus d’un an et demi après la lecture du premier opus des enquêtes de Vicki Nelson, voici mon avis sur le deuxième tome.

J’ai mis du temps avant de poursuivre cette série, peut-être parce que j’avais trouvé agréable, mais pas exceptionnel le premier tome. Et pour être honnête, « Piste sanglante » n’aura pas été un coup de cœur, loin de là.

On retrouve Vicki Nelson, toujours au même stade avec ses problèmes de vision, à peu près au même niveau dans sa relation avec Henry et Mike. Bien sûr, Vicki Nelson est attachante et l'on éprouve facilement de l’affection pour cette femme qui lutte pour ne pas dépendre des autres. Mais ne pas voir d’évolution de son personnage m’a un peu ennuyée, car elle finit par être sans surprise. Et il en est de même pour Henry et Mike.

L’autre défaut de ce roman, c’est l’histoire. Vicki Nelson quitte la ville pour aller débusquer un tueur de loups-garous à la campagne. Mais voilà, l’auteur ne prend même pas la peine de faire durer le suspens, puisqu’on connaît très rapidement l’identité du tueur. Dès cet instant, on est presque tenté de zapper le reste du roman pour lire les dernières pages… et je me dis que c’est ce que j’aurais dû faire, cela m’aurait évité de perdre mon temps.

Seulement, il y a une chose qui m’a fait poursuivre cette lecture : les loups-garous. Loups-garous de naissance, ils contrôlent comme les métamorphes leur apparence. J’ai aimé tous les membres de cette famille nombreuse dont les habitudes de vie peuvent déstabiliser.

Le bilan de cette lecture est donc assez décevant, et je me demande vraiment si j’irais jusqu’au bout de cette série.

Est-ce que je conseillerais ce livre à un ami ? Pas vraiment. Mais ayant lu des avis positifs, j’ai envie dire « c’est à vous de voir et de suivre votre feeling ». 

Note: 2/5

dimanche 5 août 2012

[Défi #9] "Abraham Lincoln, chasseur de vampires" de Seth Grahame-Smith



Quatrième de couv':

"Entre 1607 et 1865, soit pendant plus de deux cent cinquante ans, les vampires ont prospéré dans l'ombre aux Etats-Unis. Peu d'humains croyaient en leur existence. Abraham Lincoln comptait parmi les valeureux chasseurs de vampires de son temps et tenait un journal de sa lutte sans relâche contre eux. L'existence présumée de ce journal a longtemps alimenté les spéculations des historiens et des biographes de Lincoln. La plupart n'y voient qu'une légende." Et pourtant...

Avis:

Voilà un livre que je ne pensais jamais lire. Il faut admettre qu’à sa sortie en grand format, j’avais déjà lu « Victoria, reine et tueuse de démons », et que le bilan de la lecture s’était révélé un peu catastrophique. Du coup, je n’ai pas voulu réitérer cette mauvaise expérience avec « Abraham Lincoln, chasseur de vampires ». C’est à cause de la sortie du film et du roman en format poche, que j’ai décidé de me lancer. Je ne classerai certainement pas ce livre dans la catégorie « coups de cœur », toutefois sa lecture reste sympathique.

Si je devais définir ce roman, je dirais qu’il s’agit d’une biographie semi-fictive. En effet, Seth Grahame-Smith s’adonne à un exercice de style un peu risqué : rependre la vie d’Abraham Lincoln en nous faisant croire que le seizième président des Etats-Unis d’Amérique était un chasseur de vampires. Je vous l’accorde, l’idée est plutôt farfelue et peut éventuellement faire penser à un nanar de seconde zone.

Mais pour éviter la catastrophe, l’auteur ne prend pas trop de risques et écrit son livre comme une véritable biographie. Un style simple sans trop de fioritures, une manière fluide d’amener les évènements et de les lier ensemble, des citations, des photos… tant d’éléments qui font qu’on a l’impression de lire une véritable biographie sur la vie d’Abraham Lincoln. Mais voilà, la présence des vampires nous rappelle que nous sommes bel et bien dans une semi-fiction. L’association des deux est certes bien faite, mais j’ai eu la sensation qu’il manquait un peu d’audace et d’intrigue. Les vampires restent tout de même un mystère, pas assez d’infos sur eux, trop en retrait… Au bout d’un moment, j’ai eu la nette impression que l’auteur s’était perdu dans son projet ou qu’il avait eu de peur de se lâcher. Et ce côté crédible et sérieux devient progressivement lassant, sensation que j’éprouve généralement en lisant une biographie et une raison qui me fait éviter ce genre.

Au final, je dirai que cette lecture s’est révélée intéressante, surtout au niveau historique, mais qu’il manquait le petit truc en plus pour en faire un ouvrage inoubliable.

Est-ce que je le conseillerais à un ami ? Oui, si l'on aime lire des biographies et qu’on apprécie les vampires.

En revanche, une chose me fait peur : l’adaptation cinématographique. Quand on lit le livre, on se demande sincèrement ce que ça va rendre à l’écran. Et la bande-annonce me fait redouter le pire. À voir…


Note: 3,5/5

 Défi lecture "Catégorie auteurs nord-américains vivants"